
Le 15 octobre, une équipe de Siemens est venue prêter main-forte à la CEBE dans le cadre d’un team building au Moeraske. Si le groupe était réduit – quatre participants seulement, auxquels s’ajoutaient deux encadrants de la CEBE-, l’énergie déployée par chacun a permis de faire des « miracles » ! Le résultat est même allé au-delà de nos espérances : un travail remarquable et tout à fait appréciable pour la préservation du site. Rappelons-le : si les prairies du Moeraske sont toujours aujourd’hui d’une grande richesse botanique, ce n’est pas le fruit du hasard. Cette diversité est le résultat de nos interventions régulières, notamment par le fauchage, que nous pratiquons depuis… plus de 36 ans ! En effet, sans intervention, ces prairies risqueraient d’être progressivement envahies par quelques espèces végétales particulièrement dominantes. Nous aurions alors beaucoup de plantes, certes, mais appartenant à un nombre bien plus restreint d’espèces. C’est ce que l’on observe notamment dans les prairies grasses pâturées par les bovins. Pour préserver la diversité floristique, nous fauchons donc une fois par an, entre septembre et fin novembre, en prenant surtout soin d’évacuer les produits de fauche afin de ne pas trop enrichir le sol. Cette pratique favorise toute une série de plantes qui, sans cela, ne pourraient pas se développer dans de bonnes conditions. L’ensemble de ces interventions, ainsi que leur périodicité, sont définis dans un Plan de gestion que nous suivons rigoureusement. Pour mener à bien ce travail, nous disposons de débroussailleuses à moteur- car réaliser une telle tâche à la faux nécessiterait un nombre de faucheurs beaucoup trop important ! -, de longs râteaux particulièrement efficaces, de brancards pour transporter les végétaux coupés… et devons bénéficier de l’appui de nombreux bras pour faire avancer le chantier ! C’est en effet à cette période de l’année que nous avons le plus besoin de bénévoles. Leur aide est essentielle pour entretenir ces prairies et leur permettre de rester de véritables écrins de biodiversité. Car ne l’oublions pas : plus la diversité des plantes est grande, plus les insectes peuvent trouver des ressources et des habitats variés. Or, les insectes occupent une place essentielle dans les chaînes alimentaires. Ils constituent, à bien des égards, le véritable « carburant de la Vie.
Vous l’aurez compris : les travaux réalisés à l’automne contribuent à préserver la biodiversité que nous observerons tout au long des années à venir. C’est maintenant que se prépare et se conserve, en grande partie, la richesse naturelle de demain.
Pour y arriver, nous avons besoin d’aide. De votre aide ! »


